Groupe socialiste et radical de gauche

CONSEIL DE PARIS

 

 

Interventions - 2006

 

Séance du 11 juillet 2006

Intervention de Colombe BROSSEL,
Vice-présidente du groupe socialiste et radical de gauche au Conseil de Paris

Création d'un service public municipal
des Ateliers des Beaux-Arts de la Ville de Paris



Monsieur le Maire,
mes chers Collègues,

Cette délibération sur les Ateliers Beaux Arts, dans la droite ligne de celle concernant la municipalisation des conservatoires municipaux, permet à la Ville de revenir dans un cadre juridique respectueux des normes de gestion des collectivités territoriales en substituant la structure associative par la régie directe.

En effet, la Ville assure jusqu'à aujourd'hui l'ensemble des rémunérations de professeurs et des modèles voire de personnel administratif, hormis les salariés de l'association ou fonctions support, met gratuitement à disposition et entretient des locaux municipaux. Ce qui mettait donc la Ville et l'association dans une position délicate au regard de la loi.

Le même principe que pour les conservatoires a été mis en œuvre et nous nous en félicitons, et ce d'autant que nous pouvons maintenant bénéficier de l'expérience de cette première municipalisation.
Nous soutenons donc, bien entendu, cette réforme dans son principe et dans ses premières modalités d'application, notamment celle qui concerne la sécurisation des salariés et des vacataires, ainsi que celle concernant l'application du quotient familial dans les tarifs d'inscription.

Nous avons à ce sujet deux interrogations techniques:
Quel est le nombre exact de professeurs vacataires qui travailleront plus de 8 heures par semaine, et bénéficieront donc d'un contrat de droit public ?
Afin de lever toutes les ambiguïtés, les frais d'inscription engloberont-ils de fait les fournitures et matériaux nécessaires à l'exécution des travaux ?

Pour conclure, je voudrais vous poser deux questions :
Tout d'abord, les ateliers beaux arts de la ville sont aujourd'hui hébergés dans 12 arrondissements sur 20. Dans quelle mesure et comment est-il envisageable de couvrir l'ensemble du territoire parisien afin de répondre à l'ensemble des demandes qui s'expriment ?

Par ailleurs d'un point de vue plus général nous sommes avec cette délibération arrivé à un stade de normalisation d'un point de vue légal et administratif de la pratique municipale des pratiques artistiques amateurs. Il est temps désormais d'envisager les pratiques amateurs également sous l'angle des pratiques elles-mêmes, avec l'ensemble des acteurs concernés, acteurs municipaux, acteurs associatifs, acteurs scolaires etc.

J'ai envie de vous faire la proposition suivante : Pourquoi n'organiserions-nous pas des Etats Généraux des pratiques amateurs d'ici à la fin de l'année afin de croiser les regards, les expériences, les besoins, les limites, ceci dans le but de donner encore plus de cohérence et de lisibilité à l'intervention de la Ville de Paris et de l'ensemble des autres acteurs dans le champ des pratiques amateurs qui concernent plusieurs dizaines de milliers de Parisiennes et de Parisiens.
Nos interventions aux uns et aux autres n'ont pour l'instant pas cette cohérence au yeux des utilisateurs. Valorisons ce qui est fait, mettons en lumière ce qui manque véritablement. Ayons une approche en termes de territoires, car si nos quartiers sont différents, ils méritent tous la même attention.
J'espère Monsieur le Maire que vous retiendrez cette proposition que je vous fais aujourd'hui, qui me paraît être un enjeu important dans les mois à venir pour les Parisiennes et les Parisiens.

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