
Interventions - 2002Séance du 28 octobre 2002 Intervention de Colombe
BROSSEL, Communication relative à
la rentrée scolaire
Cette année encore, la municipalité a consacré
des moyens importants à humaniser collèges et lycées
et à rattraper le retard en équipement que connaissent
certains arrondissements Parallèlement à ces nouveaux établissements, des travaux importants de restructuration ont été entamés, dans les collèges mais également dans les lycées dépendants de la Ville. Les opérations lourdes de sécurisation des locaux et d'aménagement des lieux de restauration collective ont été entreprises. De plus, les lieux spécifiquement dédiés à la vie scolaire, par exemple les foyers pour les élèves, les espaces santé ou encore les centres de documentation ont été privilégiés dans ces opérations. Les mêmes engagements en matière de création ou
d'extension de nouveaux équipements et de sécurisation
des bâtiments ont été pris en faveur de l'accueil
des étudiants. De tout ceci, je ne peux que me féliciter car j'ai le sentiment
que c'est ainsi qu'il faut préparer l'avenir. Cet engagement
est à mon sens à mettre en parallèle avec ceux
pris par la Région Ile de France sur les lycées notamment
en matière de lutte contre la violence. Cependant, tous ces efforts
risquent d'être mis à bas par les décisions gouvernementales
prises et contre lesquelles l'ensemble de la communauté scolaire
s'est mobilisé le 17 octobre dernier. Le budget de l'Education Nationale fait donc l'impasse sur les besoins en recrutements et leur programmation, alors que les départs en retraite s'annoncent massifs et que près de la moitié des enseignants devraient être remplacés d'ici 2010. L'aveuglement gouvernemental est non seulement une erreur, mais il est criminel pour la jeunesse d'aujourd'hui et de demain. De même en matière de recherche et de développement technologique qui nécessitent des visions et des stratégies à long terme, le gouvernement abandonne le plan décennal mis en place précédemment, réduit les crédits publics de la recherche, diminue (de 150 postes) le nombre d'emplois ouverts dans les établissements de recherche, et au lieu des 1.000 emplois d'enseignants chercheurs initialement programmés dans l'enseignement supérieur, il n'en budgétise que 420. En conclusion, je citerai cette phrase célèbre de Victor Hugo qu'on a beaucoup cité ces derniers temps "Quand on ouvre une école, on ferme une prison". Le gouvernement a manifestement choisi l'option inverse, de criminalisation de la jeunesse et des plus démunis. Je souhaite que notre municipalité continue, elle, à être exemplaire en matière de prévention et de préparation de l'avenir pour tous. |

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